Coton club : on vous aura prévenu !

Coton club

Consommer et s’habiller de manière éco-responsable, quel vaste sujet !

Ceci est valable pour tout ce que nous achetons bien entendu, mais quant est-il des vêtements que nous portons et que savons nous à ce propos ? Essayons d’y apporter quelques éléments de réponse et essayons de comprendre d’où viennent les vêtements que nous portons, comment ils sont fabriqués et leur coût.

Coton pollution

Le coton est cultivé depuis plus de 3000 ans avant JC c’est dire …..

Aujourd’hui la majeure partie du coton cultivé vient des États Unis, de chine ou d’Inde. Notre civilisation actuelle est éduquée à consommer toujours plus : les Américains jettent plus de 14 millions de tonnes de vêtements chaque année soit environ 40 kilos par personne. Plus de 80%  de nos vêtements finissent dans les décharges et les incinérateurs du monde entier, il ne faut donc pas se plaindre et se demander pourquoi il est nécessaire de produire toujours plus pour satisfaire les marques pour qui le seul crédo est de satisfaire leurs consommateurs. Mais à quel prix ?

Il faut environ 5000 litres d’eau pour fabriquer un t-shirt en coton et un jeans. C’est la culture utilisant le plus de pesticides sur notre planète : 10% de tous les produits chimiques agricoles et 25% de tous les insecticides. Le secteur textile est devenu le deuxième plus grand pollueur au monde. Il génère la plupart des déchets toxiques nuisibles, pollue les nappes phréatiques, rivières puis océans et finissent dans notre chaîne alimentaire ….

En plus d’être « aquavore », de nouvelles fibres dites « synthétiques », à base de pétrole dont l’acrylique, le polyester et le nylon sont apparues. Elles ne sont pas biodégradables ou mettent plusieurs centaines d’années à se décomposer, libérant un gaz à effet de serre nuisible 310 fois plus puissant que le dioxyde de carbone ! Pire, la rayonne, une fibre synthétique issue de pâte de bois, est fabriquée avec des produits toxiques comme la soude caustique et l’acide sulfurique et ne fait l’objet d’aucun traitement de déchets …..

La course au rendement du textile : vers illusion ou désillusion ?

Consommer plus c’est produire plus et certains l’ont compris depuis bien longtemps !

Exerçant une véritable pression sur les pays en voie de développement en leur faisant miroiter une solution parfaite, qui n’était en fait qu’une phase de test inachevée. Il semble que Monsanto ait habilement utilisé le désarroi qui régnait à ce moment-là dans le secteur du coton pour introduire son produit le fameux coton BT. Le contrat avec Monsanto promettait une solution immédiate aux problèmes des insectes dans les champs de coton, ainsi qu’une augmentation de la production par hectare et du nombre de graines par capsule de coton …

Beaucoup de pays se sont laissés berner par cette promesse qui au final constitue la plus effroyable des pollutions de notre planète !

Certains opèrent un virage à 180° en stoppant l’expérience « collaborative » du géant de la chimie, parmi eux l’Inde et le Burkina Faso.

Le coton Burkinabé était réputé pour être l’un des plus qualitatif au monde. 10 ans de collaboration avec Monsanto et c’est une véritable catastrophe écologique et humaine, pire, le coton BT fourni des fibres extrêmement courtes qui sont de très mauvaise qualité et très difficile à tisser ……

Coton solution que faire ?

Difficile d’apporter ici une réponse globale et une solution efficace mais il y a de plus en plus d’espoir ……

Aujourd’hui, les grands acteurs de la mode utilisent des matières biologiques, recyclées ou des fibres issues de matières renouvelables.

En effet un label dit GOTS ou Global Organic Textile Standard fait de plus en plus d’émules depuis plusieurs années et dans différents pays producteur de l’or blanc. Il garantit : l’intégrité et la traçabilité des matières premières, le respect de l’Environnement, la santé du consommateur et les critères sociaux.

De ce fait il existe 2 niveaux de certification :

Textile biologique : impose que 95% des fibres soient issues de l’agriculture biologique (avec 5% maximum de fibres synthétiques ou artificielles).

Textiles à base de fibres biologiques : impose que 70% minimum des fibres soient issues de l’agriculture biologique (avec 10% maximum de fibres synthétiques ou artificielles, ce seuil passant à 25% pour les articles chaussants ou de sport et à 30% pour les fibres recyclées, d’origine biologique ou éco-sourcées)


Travailler un coton bio GOTS c’est garantir aux fermiers des conditions environnementales et sociales de qualité et placer le respect de la nature et des hommes en fil conducteur …..

C’est notre manière d’acheter qu’il faut aujourd’hui revoir, et chacun peut y contribuer :

Acheter moins. Acheter de qualité, parfois d’occasion. Soutenir le commerce équitable. Acheter des produits biologiques et recyclés à partir de déchets post-consommation. Lire les étiquettes. Boycotter les marques et les détaillants qui utilisent des ateliers clandestins ..… et c’est un univers impitoyable !

Et nous ?

Chez Workshop, nous avons fait le pari de respecter ce label écocert pour une démarche à notre niveau à savoir de petit commerce local.

Nous sommes exigeants car nous voulons créer des produits à la fois originaux et qui durent longtemps. La qualité est une priorité dans notre travail quotidien, dans au niveau de nos encres d’impression que de nos matières de flocage.

Notre fournisseur principal s’engage à être responsable de notre impact environnemental et social à travers toute notre chaîne de production en commençant par la matière première qui n’utilise que du coton biologique, de la laine, du tencel, du modal ou du polyester recyclé. Il travaille avec 7 usines, ce qui permet d’effectuer tous les jours des contrôles de qualité et de nous assurer que nos standards et normes socio-environnementales sont bien respectés.

De plus d’autres certifications sont actuellement vérifiables :

OEKO-TEX Standard 100 : un système de contrôle et de certification indépendant pour les produits textiles bruts, intermédiaires et finis à toutes les étapes de traitements.

REACH Compliant : améliorer la protection de la santé humaine et de l’environnement en identifiant les substances chimiques et utiliser des substances strictement autorisées.

Canopy : une association environnementale dévouée à la protection des forêts, de la faune et du climat. En collaboration avec les entreprises et le public pour contribuer à la création de chaînes de production respectueuses de l’environnement et apporter des solutions innovantes aux défis environnementaux.

La Fair Wear Foundation (FWF) est une association sans but lucratif indépendante qui oeuvre avec les entreprises et les usines à améliorer la condition des travailleurs du textile et de l’habillement.

Evidement personne n’est parfait, mais le peu d’engagement que nous avons opéré s’inscrit dans une démarche à long terme, de protection de notre environnement à tous dans le souci de céder à nos enfants un monde un peu moins pollué…..

C’est pourquoi vous retrouverez toutes ces spécificités dans notre boutique. Nous voulons aussi croire que notre démarche n’est pas vaine et que l’on peut vendre des articles textiles les plus propres possible. De plus, vos remarquerez que nos tarifs sont raisonnables en comparaison  aux  marques connues qui ne respectent pas toujours ces critères ……